Dès qu’il entendit la porte du grenier se refermer, Damien respira plus aisément. Il se sentait réellement soulagé. Il passa une excellente journée, et, le soir venu, s’endormit d’un sommeil paisible.

Quant à notre bêtise, elle commença une nouvelle vie. Au début, elle se trouva un peu à l’étroit dans la boite à bêtises. Mais très vite, elle fit la connaissance des autres bêtises qui se trouvaient là, et, parlant beaucoup et ne s’ennuyant plus, elle ne tarda pas à maigrir considérablement, jusqu’à ce qu’elle fut devenue une toute petite bêtise, une insignifiante petite bêtise reconnue. Il faut dire qu’elle se trouvait en bonne compagnie dans la boite à bêtises, car il y avait là au moins un millier de bêtises reconnues ! C’est que Damien avait un frère et une petite sœur qui participaient efficacement à la production annuelle de bêtises, sans parler de son papa et de sa maman qui n’étaient pas en reste, eux non plus. Eh oui, même les grands contribuaient à remplir la boite à bêtises dans la famille de Damien.
Dans la vôtre aussi peut-être ?

Sylvaine Garderet
écrit en juin 2004
mis en scène en décembre 2006