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Isabelle Doubre
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| Synthèse d'une enquête menée en mai 2000 dans le cadre d'un mémoire de ma�trise de Documentation (Universit� Catholique de l'Ouest, Institut de Lettres et d'Histoire � Angers). Toute reproduction partielle ou intégrale est soumise à l'accord de l'auteur. | |||||||||||||||||||
| INTRODUCTION | |||||||||||||||||||
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Mon
travail dresse un tableau à un instant précis et est fondé
sur une enquête menée auprès de jeunes professionnels
de l'Information ayant quitté l'Université entre 1992 et
1999 avec un niveau bac+4 ou bac+5 en Documentation. Quelques précisions
terminologiques sont nécessaires. Les DUT (Diplôme Universitaire
Technologique) d'Information et de Documentation des entreprises, les
DEUST (Diplôme d'Etudes Universitaires Scientifiques et Techniques),
les Licences mention Documentation ainsi que les DEA (Diplôme d'Etudes
Approfondies) ne sont pas pris en compte. Le mot " Documentation
" est utilisé au sens large et inclue les documentalistes,
les administrateurs de base de données, les cyberwriters
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I - EVOLUTION DU MARCHE DU TRAVAIL EN FRANCE ET EN DOCUMENTATION A - LE MARCHE DU TRAVAIL EN FRANCE |
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Le
marché du travail sur les dix dernières années se
caractérise par une alternance d'embellies et de crises économiques.
Depuis 1997, la conjoncture semble s'améliorer. Toutefois, les
jeunes restent confrontés à la précarité des
postes qui leur sont offerts. Durant cette période, la multiplication
des contrats à durée déterminée a freiné
l'acquisition d'une véritable stabilité professionnelle.
Cette évolution générale explique que les répondants
en Documentation aient vécu des situations fort diverses puisque
l'échantillon des enquêtés s'échelonne de 1992
à 1999.
La reprise économique a profité aux élèves de l'enseignement supérieur. Après avoir traversé une époque difficile, les cadres trouvent plus facilement un travail, les entreprises créant des emplois cadres dans tous les domaines. Actuellement, les engagements se multiplient. Au niveau quantitatif, ils ont concerné 160 000 cadres en 1998, soit une hausse de vingt-cinq points par rapport à l'année précédente battant ainsi des records. Leur effectif a fortement progressé dans le secteur privé suite à des sélections externes, les promotions internes étant plus rares. L'avenir sourit donc à nouveau aux cadres et aux débutants qualifiés. Toutefois, il est nécessaire de rester prudent. Beaucoup de nouvelles entreprises, de start-up vont disparaître entraînant des licenciements et modifiant alors fortement les conditions de recherche d'un emploi et celles d'insertion des jeunes diplômés. Quelles conséquences l'évolution du marché a-t-elle sur les jeunes documentalistes ? En bénéficient-ils aussi ? |
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B - EVOLUTION DU MARCHE DU TRAVAIL EN DOCUMENTATION 1 - De nouveaux besoins en information |
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Les
nouvelles technologies se diffusent de plus en plus largement dans nos
économies. Les entreprises sont submergées par les masses
d'informations : elles s'aperçoivent qu'elles produisent beaucoup
de papier et de documents mais qu'elles ont du mal à s'y retrouver.
Elles comprennent que posséder une donnée et lui conférer
une valeur ajoutée au moyen des techniques documentaires peuvent
leur permettre de prendre l'avantage sur leurs concurrents et d'élaborer
des politiques de développement. Elles ont plus que jamais besoin
d'experts capables de les aider à gérer et organiser leur
fonds expliquant l'essor actuel rapide de ce type de métiers. En
2000, l'APEC a reçu 120 propositions de travail sur trois mois
dans le secteur de la Documentation soit une hausse de cent dix-huit points
par rapport aux mêmes mois de l'année.
Les besoins récemment apparus sont source d'opportunités pour les professionnels de l'Information qui vont pouvoir profiter de nouveaux débouchés. |
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| 2 - La hausse des recrutement en Documentation | |||||||||||||||||||
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Le
marché de l'emploi dans le domaine de l'Information-Documentation
connaît une évolution favorable. Le CIDJ évalue en
juin 1999 à 600 les postes à pourvoir annuellement par les
petites annonces . Il estime au même nombre ceux fournis par le
bouche à oreille portant ainsi le total à 1200. En l'espace
de trois mois, 120 propositions ont été publiées
par l'APEC ce qui fait 480 par an. Par ailleurs, l'ADBS a enregistré
en 1998 quelques 212 offres contre 152 l'année précédente.
Les jeunes diplômés ont leur rôle à jouer car
32% des annonces en Documentation, Rédaction et Traduction étaient
accessibles aux débutants en 1998 .
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C - EVOLUTION DE LA PROFESSION 1 - Un problème de définition de la profession et un manque de reconnaissance |
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Les
multiples appellations des postes qu'occupent les spécialistes
de l'Information génèrent un problème d'identification
de ses membres auquel se rajoute l'existence de tâches diverses
pour une même dénomination ou inversement de missions semblables
pour des intitulés différents. Depuis très longtemps,
ce secteur souffre d'une non reconnaissance et continue d'en pâtir.
Plusieurs jeunes diplômés sitôt entrés dans
la vie active ont malheureusement fait l'expérience de ce manque
de considération. L'un d'entre eux raconte que " dans son
domaine d'activité (NTI) les documentalistes sont sous-estimés
par rapport aux informaticiens, ceci alors même que leurs compétences
dans des missions de type audit
aux forts aspects organisationnels
et relationnels sont importantes " et un autre souligne l'existence
d'un cercle vicieux : " La Documentation n'est pas reconnue à
sa juste valeur au sein de l'organisme dans lequel je travaille. Ce problème
justifie (en partie
) la démotivation très importante
de certains personnels, laquelle engendre un partage du travail particulièrement
inéquitable et, au final, une ambiance générale fort
peu motivante. En retour cette situation ne favorise pas une meilleure
reconnaissance du Centre de Documentation au sein de l'organisme du point
de vue des utilisateurs comme de la Direction ". Il faut relativiser
ces jugements en rappelant que des points ont cependant été
marqués : en ce moment, les entreprises redécouvrent cette
fonction alors qu'elles l'avaient sous-estimée durant de nombreuses
années. Plusieurs exemples montrent comment certains employeurs
ont tiré parti des Services d'Information. D'autres souhaitent
aussi en profiter et émettent la volonté de faire de même.
Reste à passer aux actes.
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| 2 - La mobilisation de la profession | |||||||||||||||||||
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Pour
résoudre ce problème, la profession se mobilise. L'ADBS
a dans un premier temps mis en place une commission et par la suite elle
a créé un Référentiel . Le travail effectué
a été repris au niveau européen par le projet DECIDoc
abréviation de " Développer les Euro-Compétences
pour l'Information et la Documentation ". Il s'attache à cartographier
les compétences en Information et Documentation afin de rendre
homogène les métiers et d'harmoniser les systèmes
d'évaluation des savoir-faire. Un Euroréférentiel
I & D est déjà paru. Une certification européenne
devrait voir le jour apportant la considération qui fait tant défaut.
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D
- UNE TRANSFORMATION REUSSIE : LES NOUVEAUX METIERS DES SCIENCES DE 1 - La mort de la documentation ou un bel avenir? |
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| Au départ, ces avancées sont mal acceptées par certains documentalistes qui craignent d'être privés de leur savoir. De nombreux bruits courent annonçant la mort de cette activité. A ce sujet, le témoignage de Gérard Marlas, Adjoint du Responsable de Centre de Documentation générale aux est encourageant : " On n'arrête pas de prédire la fin des documentalistes ! A chaque innovation technologique un peu importante, on nous annonce la mort des documentalistes. [ ] Moi, j'attends de voir le jour où on pourra se passer des documentalistes. Par rapport au métier, je n'ai pas d'inquiétude. Nous serons de plus en plus présents, mais de manière différente " . | |||||||||||||||||||
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De
nouvelles opportunités s'offrent avec des emplois à la clé.
Aujourd'hui les professionnels peuvent réinvestir le web pour le
structurer d'où la multiplication d'appellations comme webmaster,
cyberwriter ou cyberdocumentaliste, courtier en information, administrateur
de bases de données, gestionnaire de service télématique
De même, l'élaboration d'une solution Intranet puis son alimentation
continue requièrent l'expertise d'un spécialiste. Ces métiers
sont certes récents mais ils restent basés sur le repérage
de l'information et la maîtrise rédactionnelle. Les jeunes
diplômés doivent tenter leur chance : ils sont à l'aise
avec les ordinateurs et c'est à ce niveau qu'ils peuvent faire
la différence avec les personnes expérimentées et
les éventuels concurrents des branches parallèles. Un répondant
a tenu à s'exprimer sur cet aspect : " Nous, documentalistes,
avons plus que jamais notre carte à jouer dans l'émergence
des nouvelles technologies. Nous avons des centaines d'années d'expérience
de classification, ce que les informaticiens ne peuvent pas avoir. C'est
là notre atout majeur. N'hésitons pas à nous en servir
"
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2 - Une évolution rapide : un besoin de formations complémentaires |
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Cette
évolution s'est effectuée tellement rapidement que les débutants
à peine sortis du système éducatif ressentent le
besoin de suivre une formation : un tiers affirme l'avoir fait. Cette
formation concerne à 17,54% les nouvelles technologies, à
26,31% les logiciels (Pac Office avec Access, logiciels documentaires
et de GED
) et à 15,78% la création de sites web /
l'apprentissage du langage html. Ces trois taux liés à l'informatique
donnent 59,63%. Cette large majorité reflète exactement
la réalité : les jeunes diplômés ont parfaitement
pris conscience de la nécessité de parfaire leurs connaissances
et de rester opérationnels pour pouvoir se vendre auprès
des chefs d'entreprises. Ils recommandent fortement aux futurs étudiants
de " s'auto-former ", de maîtriser les technologies récentes
et d'organiser une veille par rapport à la profession à
savoir surveiller le marché des produits et des outils documentaires,
lire les journaux spécialisés, se rendre à des Salons,
participer activement aux débats des listes de diffusion
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E - LES METIERS OCCUPES PAR LES JEUNES DIPLOMES
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Actuellement,
les métiers émergents sont importants par la tendance qu'ils
révèlent et non pas par leur nombre renforçant l'idée
que des places vont être créées pour satisfaire la
demande. Les sondés sont 39,1 % lors du premier emploi et 29,66
% pour l'emploi présent à déclarer occuper un poste
de documentaliste généraliste. Les nouvelles technologies
sont bien représentées et se situent dans la fourchette
fournie par l'APEC à savoir entre 12 et 15%. Quant à la
veille, peu participent à ce genre de mission. Les chargés
d'études et les professeurs documentalistes sont plus nombreux
actuellement que lors du premier emploi tout simplement parce que le laps
de temps écoulé a permis de passer un concours et de le
réussir pour certains.
Par ailleurs, les enseignements documentaires reçus conduisent aussi à exercer d'autres fonctions : ainsi des interrogés évoluent dans les domaines du journalisme, du commerce électronique, du tourisme, de l'informatique de gestion ou jouent un rôle d'interface entre leur société et la clientèle. Les compétences sont donc très polyvalentes et mènent à tout. La différence de postes occupés selon le niveau n'est pas toujours sensible. Aussi bien pour les Maîtrises, les DESS ou la catégorie " Autres ", la fonction principale est " documentaliste généraliste ". Pour les places de documentalistes spécialisés et d'analystes indexeurs, les DESS sont les plus présents sûrement en raison de leur année universitaire supplémentaire qui leur a permis d'acquérir des connaissances plus approfondies. La totalité des professeurs documentalistes provient des bac + 4. De plus, Maîtrises et DESS se répartissent de façon égale dans les bibliothèques. Une dernière remarque peut être formulée : celle de la progression du nombre de postes d'administrateurs, cyber-documentalistes, webmasters et cyberwriter pourvus par les Maîtrises entre leur arrivée sur le marché et aujourd'hui : la proportion passe de 8,82% à 12,5% se rapprochant ainsi de la part des DESS (14,28%). Si au départ il s'est avéré plus ardu pour les bac+4 de travailler dans ces secteurs, l'obstacle est surmonté grâce à leur expérience. |
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II - LES CARACTERISTIQUES DU RECRUTEMENT DES JEUNES DIPLOMES EN SCIENCES DE L'INFORMATION |
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A
l'issue de l'obtention du diplôme en Documentation, environ 82 %
des enquêtés se sont présentés presque immédiatement
sur le marché de l'emploi : 53,66% ont recherché un travail,
3,55% se sont contentés de petits boulots, 5,32% sont devenus vacataires,
10 % ont effectué des remplacements et 11,24% ont été
embauchés suite à leur stage. Un peu moins de 18% ont donc
différé leur entrée sur le marché, soit pour
passer des concours (8,86%), soit pour poursuivre des études (4,73%),
accomplir leur service militaire (1,76%) ou encore pour se reposer, faire
des enfants
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A - LES CONDITIONS POUR ETRE RECRUTE 1 - Avoir un diplôme en Documentation |
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Actuellement
tous les nouveaux venus du secteur de l'Information détiennent
une qualification acquise en formation continue ou initiale . Le niveau
progresse avec une part appréciable de jeunes ayant un second cycle
universitaire voire un troisième. L'un des répondants illustre
cette réalité par son commentaire " J'avais un DUT
mais je me suis aperçue que j'avais besoin d'un niveau maîtrise
pour accéder à des postes intéressants. J'ai donc
dû reprendre mes études ". Autrefois, s'il était
possible d'exercer la profession en apprenant sur le tas, ce n'est plus
envisageable de nos jours. Face à la concurrence - 34 candidatures
reçues en moyenne pour un même poste en 1998 - le diplôme
devient obligatoire. Cette tendance répond à la demande
des employeurs : l'analyse des propositions de travail parues dans l'ADBS
indique que ceux-ci souhaitent une qualification plus élevée
qu'auparavant. Le diplôme obtient 25,14% parmi les moyens ayant
favorisé l'embauche. Le nombre d'étudiants a donc augmenté
expliquant aujourd'hui que paradoxalement, s'il est nécessaire
d'avoir un diplôme sanctionnant un savoir-faire ce dernier n'est
plus garant d'un emploi et s'avère insuffisant pour obtenir un
poste.
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| 2 - Une double compétence obligatoire | |||||||||||||||||||
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100%
des jeunes diplômés interrogés ont suivi un enseignement
en Sciences de l'Information durant un an minimum et au moins un cursus
universitaire de niveau divers - bac+2 à la thèse - dans
un autre domaine : ils ont une double voire une triple compétence.
Parmi les facteurs déterminants cités dans le questionnaire,
elle représente 17,67% occupant ainsi la deuxième place
: les Maîtrises la positionne au troisième rang alors que
les DESS au premier. 42,1% des enquêtés à la question
30 ont coché la case " multi-compétence ". Il
est de plus en plus souhaitable de posséder des connaissances dans
le domaine de l'employeur afin de cerner plus rapidement l'environnement
de l'organisme, de s'adapter mieux aux besoins du personnel et de pouvoir
se comprendre. Il est toutefois hors de question pour le professionnel
d'être aussi " pointu " que les spécialistes en
chimie ou autres. La double compétence est devenue primordiale
aux yeux des recruteurs : il suffit de regarder les petites annonces pour
s'en convaincre.
Les débutants sont principalement issus des Sciences humaines : 25,5% d'entre eux d'Histoire et d'Archéologie, 20% de Lettres et 6,2% de Langues soit au total plus de la moitié des répondants. Les scientifiques ne sont que 19,2%. Avoir une double compétence est une chose mais l'important est de savoir laquelle. Pour exercer dans l'industrie pharmaceutique, il est préférable de poser sa candidature en détenant un diplôme en chimie ou pharmacie qu'une Maîtrise d'Histoire par exemple. Bien trop souvent encore, beaucoup n'y ont pas assez réfléchi et s'en rendent malheureusement compte lors de leur entrée dans la vie active : 10% disent avoir rencontré des difficultés en raison d'un mauvais choix de spécialisation. C'est pourquoi un de leurs conseils essentiel est de penser au projet professionnel. |
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B - COMMENT TROUVER LES OFFRES ? 1 - La petite annonce |
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La
petite annonce reste très fréquente pour repérer
un emploi et occupe la première place. Cependant, les habitudes
semblent changer et les débutants se servent moins de ce procédé
que les personnes confirmées. Ils sont 59,3% à le considérer
inefficace.
Pour plus de détails, il faut savoir que sur les 32% accordés à la presse, celle généraliste atteint à peine 10%, celle spécialisée 11,50% et celle des organismes pour l'emploi 11,65 %. Chaque type de petites annonces se répartit à environ un tiers. Concernant la presse généraliste, plusieurs journaux nationaux et régionaux sont consultés : Le Figaro, Le Monde, Le Républicain Lorrain, Le Progrès (69), L'Express, L'Usine Nouvelle, Le point, Libération, Télérama, La Voix du Nord, 01 Informatique, Ouest France, Les Echos, Le Télégramme, Le Courrier de l'Ouest. Les plus souvent mentionnés restent Le Figaro Economique, Le Monde, Télérama, Les Echos. Pour les publications spécialisées, tous ont évoqué le Mensuel ADBS Info qui comporte 20 à 30 offres à chaque numéro, Livre Hebdo ou encore La Gazette des Communes qui propose dans les collectivités territoriales des postes faisant l'objet bien souvent de recrutements et concours internes. D'autres titres sont cités de temps à autres comme Internet Professionnel, La Tribune Verte. Finalement, la presse d'organismes pour l'emploi sont DNA Emploi, Courrier Cadres (APEC), Cadres Hebdo (ANPE). L'APEC remporte la majorité des suffrages chez les sondés. Il n'est pas toujours aisé de découvrir les annonces correspondant aux critères de recherche : la profession évolue rapidement et une multitude de termes et intitulés apparaissent en raison de l'essor des nouvelles technologies. Ainsi il devient facile de passer à côté d'une proposition très intéressante. |
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| 2 - Réseau professionnel et relations personnelles | |||||||||||||||||||
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Les
besoins sont plus importants que ne le montre le marché visible
ce qui explique que 10,52% citent pourvoyeurs d'informations le réseau
professionnel et 14,23% les relations personnelles. Ces deux réseaux
constituent le deuxième moyen de trouver un emploi et beaucoup
s'accordent à dire que plus de la moitié des propositions
circule par le bouche à oreille entre les documentalistes. C'est
pourquoi il est essentiel de rester en rapport avec les professionnels
rencontrés lors des stages puis par la suite lors des différents
contrats. 30% des personnes interrogées conseillent vivement aux
futurs étudiants d'avoir un bon réseau, de garder des contacts
au niveau régional. Ils suggèrent d'appeler des documentalistes,
de visiter des Services, de poser des questions afin de se faire connaître,
de participer à des forums de discussion pour apprendre davantage.
De même les relations personnelles peuvent créer des opportunités
d'emploi d'où l'utilité de tisser des liens avec les élèves
de sa promotion et de prendre part à la vie associative de sa filière.
Si les réseaux figurent en deuxième position au niveau quantitatif,
ils sont jugés efficaces à 81,7% ce qui les propulse à
la deuxième place parmi les résultats obtenus. La part du
réseau personnel dans les facteurs déterminants à
l'emploi est de 6,59%. Le réseau a donc contribué au départ
au signalement d'une offre mais il n'est pas une garantie d'embauche.
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La
prolongation du stage constitue aussi une manière d'identifier
une possibilité de travail. Seulement 8,57% l'indiquent. Sur ces
8,57 %, 64,15 % sont satisfaits. Par ailleurs, à la question n°30,
" Qu'est-ce qui a été déterminant à votre
embauche au 1er emploi ", le stage obtient 19,46% des suffrages soit
la deuxième place après le diplôme attestant de son
utilité. Ce chiffre masque une différence : les DESS le
classent à la troisième position alors que les Maîtrises
le rangent en seconde. Les DESS auraient tendance à lui accorder
un peu moins d'importance car ils ont une année universitaire en
plus, des connaissances supplémentaires, une spécialisation
plus " pointue " et davantage d'exercices pratiques à
leur actif. Ils mettent surtout en avant leur " multicompétence
" avec 23,92%.
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4 - Les candidatures spontanées Les
candidatures spontanées représentent 12,13% des réponses
et s'inscrivent au troisième rang. Selon le questionnaire diffusé,
53,3% les trouvent efficaces. Elles sont de plus en plus fréquentes
et confirment l'existence d'un marché de l'emploi non visible.
5 - Les concours En
parallèle à leur recherche, un tiers des jeunes diplômés
passent des concours peu après l'arrêt de leurs études.
Environ 80% les considèrent inefficaces et deux personnes seulement
indiquent qu'ils ont été déterminants. Ces deux opinions
reflètent la difficulté de les réussir. Parmi les
concours préparés, ceux d'assistant qualifié de conservation
du patrimoine (25%), ceux des bibliothécaires (22%), les CAPES
/ CAFEP (18,75%) et ceux de chargés d'études en documentation
(14%) constituent des choix majoritaires.
6 - Le recrutement en ligne Internet
permet aussi de repérer des occasions et de parcourir certains
sites web. Ce procédé est très récent et connaît
aujourd'hui un véritable développement. Les jeunes documentalistes
emploient ce moyen et se le sont approprié : 12,13% s'en servent
c'est à dire autant que pour les candidatures spontanées,
plus que pour la prolongation du stage, les concours et 82,67% le jugent
efficace. Ainsi, ils utilisent aussi bien les sites de la presse, de dépôts
de CV, ceux spécialisés dans la recherche d'un emploi, ceux
des entreprises.
On peut distinguer différents types de sites : Les organismes français pour l'emploi : l'ANPE dont l'URL est www.anpe.fr ou l'APEC (www.apec.asso.fr). Les sites des professionnels présentent des " espaces emploi " comme l'ADBS (adbs.fr) ou le CEPID (Cyberespace Emploi des Professionnels de l'Information et de la Documentation : cepid.com) Les sites privés spécialisés dans le recrutement sont nombreux : Cadres Online (www.cadresonline.com), Monster (www.monster.fr), Emploiweb (emploiweb.com) Les cabinets de recrutements prennent également part à ce mouvement. D'ordinaire ils sont peu utilisés par les répondants dans leur conception traditionnelle (4,69%). La situation reste inchangée puisqu'aucune personne interrogée ne les a mentionnés même s'ils existent. Les plus connus sont Michael Page, Cox, Drouot Lhermine. La plupart des grands groupes ont intégré à leurs sites webs une partie consacrée à leur politique d'emploi dans laquelle ils indiquent les postes libres ou nouvellement ouverts B - LES MODALITES DE RECRUTEMENT 1 - La durée de recherche La
durée de recherche est plus ou moins longue selon chaque individu.
Certains sont embauchés suite à leur stage avant même
la fin de leur cursus (11,24%) mais la plupart ont trouvé une place
dans les sept premiers mois après leur sortie du système
universitaire. 43,89% mettent moins d'un mois , 22,30% mettent un à
trois mois et 15,82% cinq à sept mois. Ces résultats sont
encourageants pour les futurs documentalistes, la majorité des
étudiants travaillant dans l'année qui suit leur entrée
dans la vie active. Le délai moyen d'accès au premier emploi
se situe autour d'un à trois mois. Les chiffres laissent supposer
qu'un haut degré de diplôme n'est plus garant d'une période
courte de recherche. En effet, davantage de Maîtrises que de DESS
s'insèrent en moins d'un mois, soit 47,76% contre 35,08%. L'écart
observé est très vite comblé puisque les DESS possèdent
des taux supérieurs à ceux des Maîtrises pour les
laps de temps allant de " un à trois " et de " trois
à cinq " mois. Deux interprétations contradictoires
sont émises. D'une part, ces statistiques laissent craindre de
plus grandes difficultés pour les bac+5 donnant alors à
réfléchir à ceux qui souhaiteraient poursuivre jusqu'au
troisième cycle. Il est aisé de conclure qu'il serait préférable
de s'arrêter au niveau Maîtrise. D'autre part, l'arrivée
sur le marché des bac+5 se déroule aussi bien que celle
des autres jeunes : s'ils mettent plus de temps, c'est tout simplement
parce qu'ils souhaitent profiter d'une occasion. Ainsi, prise toute seule,
la durée de recherche n'est pas significative d'une distinction
: à chacun de savoir s'il veut rapidement obtenir un travail au
détriment du salaire, de l'intérêt des tâches
ou bien attendre pour avoir un poste de qualité mieux rémunéré,
plus qualifié et en adéquation avec ses critères
géographiques. Quant à la catégorie " Autres
", elle détient des records : 60% ont coché la case
" moins d'un mois ". Selon le sondage, la durée médiane
de recherche au premier emploi se situe entre un à trois mois .
Sur la durée totale de recherche, les répondants ont présenté en moyenne entre 12 et 16 candidatures avec des écarts considérables allant de zéro à plus de deux cent ! 45,58% des Maîtrises n'ont eu besoin que d'un courrier contre 28,30% pour les DESS et 20% pour les " Autres ". Par ailleurs, selon l'analyse des dates de contrats fournies par cette enquête, plus de 50% des signatures ont lieu à l'automne et au début de l'hiver et plus particulièrement en septembre - octobre, moment bien connu de reprise générale de l'activité économique après les grandes vacances. L'époque la moins propice s'échelonne d'avril à août. 2 - Les sélections par des tests et des entretiens et les motifs de recrutement En
Sciences de l'Information, il semblerait que seule l'entrevue soit une
pratique courante. En effet, moins d'un quart des personnes interrogées
ont été confrontées aux tests : 16,66% concernaient
la graphologie, 22,22% la logique, 24,07% la psychologie. Les épreuves
de techniques documentaires (synthèse, résumé, anglais,
) l'emportent largement avec 33,33% des voix.. Les jeunes diplômés
sont essentiellement embauchés suite à une ouverture de
poste (35,2%). Ce premier motif invoqué confirme les nouveaux besoins
des employeurs en matière de gestion et d'organisation de leur
fonds et la bonne santé du marché en Documentation. En deuxième
position 20,8% citent le remplacement d'un membre d'une équipe
parti pour un autre travail soit pour des raisons personnelles ou familiales
soit pour découvrir d'autres tâches, d'autres fonctionnement
et environnement. A peu près au même niveau apparaissent
les congés maternité avec 19,2%, pourcentage normal compte
tenu de la forte féminisation de ces métiers. 12,8% des
interrogés ont également répondu qu'ils avaient été
recrutés pour effectuer une mission bien déterminée,
pour éliminer le retard dans le traitement d'une documentation
ou réaliser un projet précis. Ainsi, les deux dernières
raisons données (maternité et surcroît de travail)
impliquent un contrat temporaire à durée limitée
et de ce fait l'absence de stabilité professionnelle et une très
prochaine future recherche. Finalement, les départs en retraite
n'atteignent que 3,2%. En effet, l'âge moyen des spécialistes
est de 36 ans avec 45% d'entre eux en dessous de 35 ans.
A - LE PROCESSUS D'INSERTION PROFESSIONNELLE DES DIPLOMES 1 - Féminisation et mobilité professionnelle La
population sondée se compose de 120 femmes et de seulement 20 hommes
soit 85,7% contre 14,3%. Cette répartition illustre la forte féminisation
qui caractérise la profession depuis très longtemps et qui
perdure encore aujourd'hui dans des proportions stables . Si le sexe masculin
est moins représenté, il n'en occupe pas moins des postes
supérieurs. Effectivement, les répondants sont webmasters,
veilleurs, responsables d'ingénierie documentaire, analystes programmeurs
et un seul est documentaliste généraliste. Ils exercent
donc à des places plutôt spécialisées en lien
avec des secteurs actuellement en plein essor et très demandeurs
de main d'uvre. Le commentaire d'une personne questionnée
appuie cette affirmation : " Les postes intéressants sont
souvent occupés par des hommes surtout dans l'axe stratégique
du KM où une femme a beaucoup de mal à être écoutée
et jugée crédible ". Quant à leur salaire, il
est plutôt correct, la moyenne brute annuelle se situant dans la
fourchette " 140 à 160 KF ". Les personnes interrogées
sont originaires de toute la France avec deux concentrations notables
: la Région parisienne et les Pays de la Loire . Pour accéder
à un premier travail, 31,3% d'entre elles ont été
obligées de quitter leur lieu de vie pour se rendre massivement
en Région parisienne. Ces départements accueillent 58,13%
des diplômés auxquels il convient d'ajouter tous les Franciliens
qui y sont demeurés. Ainsi le taux de 58,13% est largement dépassé.
La Manche, quant à elle, a offert des opportunités à
20,13% des jeunes et cinq individus se sont rendus à l'étranger.
Ces résultats sont confortés par une analyse similaire effectuée
sur l'emploi actuel des sondés : Paris et ses environs attirent
toujours autant avec 44,6% alors que la seconde place est détenue
par les Pays de la Loire (16,50%). Le Grand Ouest semble proposer quelques
postes (28,15%) .
2 - La Répartition par secteurs et types d'employeurs Les
spécialistes de l'Information sont présents dans tous les
domaines d'activité et dans toutes sortes de structures. Ainsi,
37,77% d'entre eux pratiquent à leurs débuts dans une entreprise
privée, 10,38% dans une Association, 17,78% dans la Fonction Publique
et 8,88% en collège ou lycée. Pour leur travail actuel,
les chiffres restent stables avec 38,79% en entreprises privées,
10,34% en Association, 20,68% pour la Fonction Publique. Le privé
est donc le principal pourvoyeur de postes. Ce sont surtout les entreprises
de moins de 500 personnes qui recrutent : selon l'enquête, elles
ont engagé un effectif d'environ 25-30% contre 12,59-9,48% pour
celles de plus de 500 salariés . Le degré des études
entraîne des différences dans l'exercice de la profession
: en effet à la première embauche, la catégorie "
Autres " est majoritaire dans les entreprises privées avec
plus de 53%, suivie de près par les bac+5 avec 46,3% et par 27,27%
des Maîtrises. Celles-ci ont trouvé leur principal débouché
dans l'enseignement (31,31%). La Fonction Publique et les associations
accueillent tous les diplômés sans distinction de niveau
: ainsi elles comptent respectivement 18,18% et 10,60% pour les bac+4,
18,52% et 11,12% pour les DESS et finalement 13,33% et 6,67% pour les
" Autres ". Ces derniers intègrent également des
structures comme les institutions européennes ou les organismes
consulaires (20%). Les Maîtrises sont très présentes
dans l'enseignement contrairement aux DESS. Lors de l'emploi actuel quelques
modifications dans la répartition sont à noter : la Fonction
Publique engage plus de bac+4 que de DESS à savoir 27,42% contre
14,8%. Les Maîtrises semblent délaisser l'enseignement supérieur
- moins sept points - pour faire des collèges et lycées
leur domaine de prédilection. Pour le reste, aucun véritable
changement n'est à signaler.
Toutes les branches possèdent leurs documentalistes des transports au design en passant par les télécommunications. Les plus ouvertes à ces métiers sont l'éducation-formation (26,4%), l'économie et les finances (8,65%), la santé (13,95%), les NTIC (12,%) et le conseil-veille (7,7%) . Entre le premier poste et le présent, une évolution a lieu en faveur des NTIC (15,38% contre 8,65%) et de la santé (15,3% contre 12,5%). Le taux varie de façon minime pour le conseil et la veille (8,33% contre 6,73%) . Les Unités documentaires comprenant entre un et cinq membres sont proportionnellement plus nombreuses à savoir 68,9% . En moyenne, 33,78% des sondés disent n'appartenir à aucune équipe. Les petites structures dominent largement : 33,78% sont donc constituées d'une personne, 24,32% de deux à trois et 10,81% de quatre à cinq. Parallèlement, des Centres conséquents existent : 15,31% sont composés de plus de douze individus. Ce taux inclue le personnel présent généralement en effectif important dans les bibliothèques car certains sondés travaillent dans ce milieu. Les Services de taille limitée se trouvent dans les entreprises. La Fonction Publique compte deux à trois documentalistes. Quant aux associations, leur Unité documentaire est plutôt réduite. Les collèges et lycées fonctionnent avec en moyenne autour d'un à trois membres. L'intégration à un groupe s'est bien passée pour 84% des répondants. Pour les autres, plusieurs types de problèmes ont été rencontrés comme par exemple le fait d'être à la fois plus jeune et plus diplômé que les personnes en place ou encore d'apporter des conceptions novatrices venant modifier la marche régulière de l'Unité documentaire et ce notamment lorsque ces idées sont en rapport avec les NTIC ou la veille. Quelques débutants parlent d'une opposition de générations parfois très difficile à vivre et d'un manque d'efforts des collègues pour faciliter l'adaptation rapide de la recrue à son nouvel environnement. Par exemple, certains déclarent ne pas avoir eu " de bureau personnel, pas d'ordinateur, pas de téléphone ". Une autre personne ajoute " Je bossais sur une table de consultation et je ne faisais pas les mêmes tâches que les documentalistes ". Heureusement, la majorité ne s'est pas plaint d'un tel comportement des aînés. B - LES CARACTERISTIQUES DES EMPLOIS 1 - Les contrats de travail Lors
de la première embauche, les CDD (Contrat à Durée
Déterminée) atteignent 77,62%, les CDI (Contrat à
Durée Indéterminée) 15,67% et les emplois jeunes
2,98% alors qu'actuellement 38,59 % des sondés occupent un CDD,
52,64% un CDI et 6,14% un emploi jeune. De leur entrée sur le marché
à aujourd'hui, la tendance s'est inversée : les emplois
temporaires au départ majoritaires sont devenus minoritaires. Les
futurs étudiants peuvent espérer atteindre une certaine
stabilité professionnelle à moyen terme. La signature immédiate
d'un CDI est beaucoup plus fréquente pour les DESS et les "
Autres " que pour les Maîtrises soit environ 21,15% et 26,6%
contre seulement 8,95%. Ainsi, une année d'étude supplémentaire
ou la réputation de l'école permet d'augmenter les chances
d'obtention d'une situation durable. Avec l'expérience, les bac+4
accèdent plus facilement à un CDI puisqu'aujourd'hui ils
sont 42,63% soit 33 points de plus que précédemment. Toutefois,
ils ne comblent pas l'écart avec les DESS qui sont passés
à 61,90% soit une hausse d'environ 40 points. Globalement, le taux
de CDI des débutants reste inférieur à celui de l'ensemble
des professionnels de l'Information (73%) .
Seuls 42,72% des gens questionnés disent avoir bénéficié d'au moins un renouvellement de leur contrat : ce dernier a été prolongé en moyenne 9 mois, soulignant la multiplication des CDD de courte durée. Seuls 20,2% des emplois provisoires ont été transformés dont 81% en CDI : peu d'entreprises sont prêtes à créer des postes sur le long terme même si de forts besoins existent. Ainsi, le domaine de la Documentation est lui aussi touché par la précarité : 42% déclarent avoir accumulé les places à durée limitée à la question 55. Presque la moitié soit 42,9 % avoue n'avoir jamais acquis de réelle stabilité professionnelle, 27,4 % avoir attendu moins d'un an, 22,9% entre un et cinq ans. Les personnes rapidement satisfaites sont également celles qui ont obtenu un CDI dès leur sortie du système éducatif. Plusieurs opinions s'opposent sur cette question. Certains souffrent de ne pas pouvoir accéder à un CDI alors qu'ils ont suivi de hautes études devant soit disant leur éviter de vivre une telle situation. Ils ont l'impression d'être exploités et dévalorisés et pensent qu'il ne faut pas accepter n'importe quelle proposition sous prétexte que l'on est nouveau sur le marché : " Beaucoup trop d'emplois de documentalistes sont actuellement proposées en CDD ou emploi jeunes alors que ce sont souvent des postes à hautes responsabilités ce qui est d'autant plus scandaleux et démotivant ". D'autres ne conseillent " pas de prendre un petit boulot en CDD pour patienter. Il est alors plus difficile de se consacrer à sa recherche d'emploi après avoir fait sa journée, d'entrer en contact avec les entreprises hors des horaires de son travail ou même de poser des jours pour d'éventuels entretiens. De plus, il est impossible légalement de quitter ce CDD précaire pour intégrer le job rêvé et c'est ainsi que des opportunités s'envolent " ou écrivent que " les emplois jeunes, précaires, empêchent de décrocher un véritable travail. Mais, tant qu'il y aura des jeunes diplômés pour accepter ces conditions ! ". En guise de réponse, quelques uns insistent sur l'expérience très diversifiée, la découverte d'environnements différents et l'exécution de nombreuses missions permettant d'agrandir son réseau professionnel et par la suite de trouver un emploi à sa convenance. Ainsi, un jeune documentaliste dit " avoir été déçu de ne pas avoir décroché un CDI mais être ravi des fonctions qu'il exerce " et un autre raconte que les multiples CDD lui ont permis de s'adapter aux organisations et méthodes de travail variées des Services d'Information du privé et du public. Il semblerait bien qu'un changement de comportement soit en cours : les débutants souhaitent avoir un rôle intéressant et prêtent moins d'attention aux autres facteurs : " Je suis plus à la recherche de missions de courte durée (moins d'un an) impliquant un intérêt soutenu ". Actuellement, ils veulent à la fois une stabilité et des tâches passionnantes. 2 - Les statuts des jeunes diplômés en Sciences de l'Information Au
regard des grandes catégories socioprofessionnelles observées,
35,55% des individus questionnés se sont positionnés lors
du premier travail sur " employés ", 12,59% sur "
vacataires ", 22,23% sur " cadres ", 11,85% sur "
contractuel de la fonction publique ou territoriale "... Ils sont
peu à être cadres alors qu'ils possèdent pourtant
le niveau d'études requis. Aujourd'hui, les employés sont
27,12%, les vacataires 4,24%, les cadres 33,89% et les contractuels de
la Fonction Publique ou Territoriale 11,86%. Cette fois-ci, le statut
de " cadre " est cité majoritairement dénotant
que le temps a contribué à son obtention. La catégorie
" Autres " et les DESS apparaissent être avantagés
par rapport aux Maîtrises. En effet, à la première
embauche, 32,69% des bac+5, 46,66% des " Autres " et uniquement
8,82% des bac+4 exercent en tant que cadres. Les Maîtrises occupent
surtout des postes d'employés (39,70%), de vacataires (17,64%)
et de contractuels (13,28%).Après quelques temps, la situation
ne s'est pas énormément modifiée : les DESS devancent
toujours les Maîtrises pour les emplois de cadres à savoir
plus de 50% contre 15,62% alors que ces dernières renforcent leur
effectif dans les rubriques " contractuels " et " fonctionnaire
".
Afin de conclure sur cette question, 66,6% des cadres et 56,18% des employés à leurs débuts travaillaient principalement dans les entreprises privées alors que les associations comptabilisaient plus d'employés (16,6%) que de cadres (10%). Les vacataires se concentraient surtout dans l'Education avec 41,17% pour les collèges et lycées et 35,29% pour l'enseignement supérieur. Quant aux emplois jeunes, ils étaient fortement représentés dans la Fonction Publique et dans les associations. Actuellement, aucun véritable changement n'est à remarquer. Les employés et les cadres dominent toujours dans les entreprises. L'écart se creuse entre ces deux statuts dans les Associations : effectivement, les premiers sont 19,35% contre 7,5% pour les seconds.
Les
répondants percevraient en moyenne entre 120 et 140 KF à
leur entrée dans la vie active et 140 à 160 KF aujourd'hui
soit une hausse d'environ 20 KF . Cette dernière est à imputer
à l'expérience acquise en quelques mois qui leur permet
de se vendre plus cher aux recruteurs et d'exiger une rétribution
à la hauteur de leur diplôme et surtout de leurs compétences.
Les récentes évolutions de ces métiers sont à
l'origine de la hausse globale des salaires pour les nouveaux arrivés
: des veilleurs sondés déclarent recevoir en moyenne 160-180
KF annuels. Le niveau d'étude paraît avoir une influence
sur les appointements. Ainsi lors du premier emploi, les Maîtrises
perçoivent en moyenne 100-120 KF, les DESS 130-150 KF et les "
Autres " 135-155 KF. Par la suite les rémunérations
augmentent avec 115-135 KF pour les bac+4, 156-176 KF pour les DESS et
150-170 KF pour les autres répondants.
De grandes disparités de revenus sont présentes à l'intérieur de chaque niveau. Lors du premier travail, 20,37% des sommes versées aux Maîtrises atteignent 60 à 80 KF, 24,7% 80-100 KF, 25,9% 100-120, 18,52% 120-140 KF et seulement 5,55% 140-160 KF et 160-180 KF. Actuellement, 11,53% s'élèvent à 60-80 KF, 23,07% à 80-100 KF, 15,38% à 100-120 KF et 21,15% à 120-140 KF. Pareillement, les DESS et " Autres " connaissent des situations fort diverses. L'évolution démontre une hausse pour tous les degrés entre l'arrivée sur le marché et le moment présent. Concernant les statuts, les " employés " détiennent une moyenne de 110-130 KF à leurs débuts, les " cadres " de 150-170 KF. Par la suite, les premiers reçoivent 130-150 KF soit 20 KF supplémentaires et les seconds 160-180 KF soit une majoration moindre de 10 KF. Les emplois jeunes sont les plus mal rétribués avec une fourchette médiane de 75-90 KF qui se maintient malgré les années passées : ils sont mal lotis alors qu'ils auraient sûrement pu trouver mieux. Accepter un contrat de ce type ne peut être que temporaire, donne de l'expérience mais il faut bien réfléchir aux conditions proposées et notamment celles pécuniaires. Les contractuels gagnent autour de 100-120 KF toute période confondue. En résumé, les " cadres " sont les mieux payés mais la différence est ténue avec les " employés " confirmant l'idée d'une évolution vers une distinction moins nette entre les statuts et d'une hiérarchie des appointements qui se resserre. Par ailleurs, toucher un gros cachet ne signifie pas avoir plus de pouvoir d'achat, les coûts variant selon la localisation géographique. Au niveau des intitulés de postes, le salaire moyen d'un jeune documentaliste est situé entre 120-140 KF et entre 135-155 KF après quelques mois de travail. Ces montants se positionnent dans la fourchette donnée par l'APEC à savoir 130-180 KF. Les revenus des administrateurs de base de données, webmasteurs, cyberwriters s'élèvent à 125-144 KF puis aujourd'hui à 130-150 KF. L'analyste indexeur est rétribué à la hauteur de 120-140 KF et aucune progression n'est à remarquer. Finalement, 160-180 KF sont octroyés au veilleur contre 150-180 KF officiellement.
1 - Adéquation entre espoirs des jeunes diplômés et les postes occupés ? A
leur premier travail, 30,2% des jeunes documentalistes déclarent
occuper un " emploi visé ", 44,8% un " emploi de
circonstance " et 25% un " emploi intermédiaire "
alors qu'actuellement ils sont 59,2% pour l'" emploi visé
", 24,3% pour l'" emploi de circonstance " et 16,5% pour
l'" emploi intermédiaire ". Ainsi, le nombre des postes
acceptés par nécessité ou ne se trouvant pas en totale
adéquation avec les espoirs des recrutés a très nettement
diminué en faveur de places répondant complètement
aux aspirations de chacun. Cette progression est très encourageante,
les débutants réalisant des tâches qui leur conviennent
pleinement au bout de quelques mois voire de quelques années d'activités.
Les Maîtrises accèdent malaisément à la fonction
souhaitée par rapport au DESS ou " Autres " : aujourd'hui,
les bac+4 ne sont que 54% à pouvoir cocher la case " emploi
visé " contre 62,8% pour les bac+5 et 72,8% pour la catégorie
" Autres ". Au départ, ils se situent au même niveau
que les autres sondés et par la suite leur attente a été
plus longue pour atteindre leurs objectifs : ils sont en dessous de la
moyenne pour l'" emploi visé " et détiennent la
part principale des " emplois intermédiaires ". Ils sont
donc parmi les premiers déçus puisqu'ils espéraient
trouver un travail plus conforme à leurs souhaits. En quelques
mois, les bac+5 sont passés de 39,3% à 25,6% pour les "
emplois de circonstance " et de 29,4% à 11,6% pour les "
emplois intermédiaires ". La plupart (41,91%) considèrent
leur emploi actuel " satisfaisant " et 33,82% " très
satisfaisant " soit au total 75,73% démontrant qu'une large
majorité effectue des tâches désirées. Seuls
2,94 % des jeunes pensent qu'il n'est " pas satisfaisant ".
2 - Les raisons de ce jugement Les
raisons invoquées pour justifier cette opinion sont variées.
Pour les " très satisfaits ", ils indiquent à
part égale le " travail " soit 22,7%, " l'ambiance
" et les " tâches à effectuer " : à
eux trois, ils totalisent 68,1%. Suivent la " localisation géographique
" (14,1%) et le " salaire " (11%). Quant aux personnes
" satisfaites ", elles le sont grâce au " travail
" (22,9%), à l'" ambiance " (19,6%), aux "
tâches à effectuer " (19,6%) et à la " localisation
" (15,7%), le salaire ne recueillant que 8,5%. Des critères
identiques sont fournis par les diplômés " peu satisfaits
" ou " pas satisfaits " : 12,3% et 12,5% n'apprécient
pas le " travail " en lui même, 15% et 25% l'" ambiance
", 20,5% et 18,7% les " tâches à effectuer ",
15% et 6,5% le " salaire " et 13,7% et 12,5% les " possibilités
d'avancement " offertes.
Les missions à accomplir sont devenues primordiales pour les nouveaux venus qui veulent vivre leur métier par passion et non par nécessité alimentaire. Un répondant conseille : " Et même si c'est souvent le cas, ne pas chercher un emploi pour manger, mais en chercher un pour continuer de grandir, de s'enrichir, bref, pour se faire plaisir ". Ainsi, ils privilégient les relations humaines dans l'équipe, la teneur de leur travail au détriment du revenu qui lui est moins évoqué. Celui-ci se classe au cinquième rang parmi toutes les réponses collectées soulignant que le montant n'est pas toujours en adéquation avec la qualification. Pour la plupart, la localisation constitue un élément déterminant : elle est très citée par les " satisfaits " et peu par les " pas satisfaits ". Quant à l'ambiance, elle est à la fois un critère de grande satisfaction et d'insatisfaction. Elle joue un rôle essentiel : les documentalistes veulent exercer dans un milieu où ils s'épanouissent. Finalement, les possibilités d'avancement apparaissent être limitées : elles recueillent peu de voix pour les mieux lotis au contraire des mécontents qui lui attribuent le troisième rang ex aequo avec le travail et la durée. 3 - La qualité des formations Selon
certains, la connaissance des systèmes informatiques, l'apprentissage
des nouvelles technologies, la pratique de logiciels documentaires, la
présence d'un encadrement à la fois professeur et professionnel
en activité, les exercices approfondis de techniques documentaires
et de réalisation de produits, les cours de méthodologie
se sont avérés autant d'atouts pour obtenir le respect des
collègues de travail et être apprécié. Ces
enseignements leur ont servi sur le terrain. D'autres expriment une opinion
plus nuancée. Ainsi vingt-neuf enquêtés considèrent
utile la compréhension des systèmes informatiques et des
nouvelles technologies alors que trente deux débutants estiment
la formation inadaptée dans ces mêmes domaines. Les répondants
ne sont pas tous diplômés de la même année et
les cours suivis ont plus ou moins intégré les évolutions.
Les personnes ayant quitté l'Université entre 1992 et 1996
ont un point de vue plus critique, l'accès aux ordinateurs et à
Internet dans les diverses sections ne datant bien souvent que de deux
ou trois ans. Ainsi, ils n'ont pu bénéficier de l'avancée
des technologies alors que les étudiants des années 1997,
1998, 1999 en ont profité pleinement
4 - Les conseils donnés aux futurs diplômés en Documentation Afin
d'aider leurs futurs collègues à réussir leur insertion
professionnelle, les débutants recommandent de ne surtout pas se
décourager dans la recherche d'un travail même après
plusieurs tentatives infructueuses : " On a toujours l'impression
que c'est long et on passe son temps à être jugé mais
avec le recul cela en vaut la peine ". La persévérance
finit par payer. Il faut analyser ses échecs pour en retirer le
positif et trouver les solutions appropriées aux questions et situations
ayant posé problème afin de pouvoir ultérieurement
y faire face avec succès. Un documentaliste déclare : "
perte de confiance en soi face à des réponses négatives,
très bien à force de patience et d'enchaînements de
plusieurs entretiens ". Les individus questionnés ajoutent
de ne pas rester seul mais s'entourer de personnes : membres de la famille
pour un soutien moral, formateurs ANPE... Ils suggèrent aussi d'appliquer
les méthodes de recherche apprises en Documentation pour repérer
un poste. Une personne déclare avoir vécu cette période
comme " une recherche documentaire : identifier mes souhaits précis,
rechercher les entreprises disponibles qui pourraient y répondre
au plus près, ne pas s'attarder aux offres avec lesquelles je n'étais
pas en adéquation, donc rechercher la meilleure pertinence ".
Etre sélectif dans les annonces paraît être primordial
car les employeurs s'aperçoivent très rapidement de l'inadéquation
entre l'offre et la demande et du manque de motivations du candidat. Les
jeunes ne doivent pas se précipiter sur toutes les propositions
mais " prendre un poste qui plaise et ne pas accepter n'importe quoi
sous prétexte qu'il est indécent aujourd'hui de refuser
un travail ".
Les premières entrevues sont généralement difficiles, la peur de ne pas convenir à l'emploi étant très présente et la timidité l'emportant face à des recruteurs affichant une assurance apparente. Même si " la fac ne prépare pas aux exigences du marché du travail et n'apprend pas à se vendre ", chacun a ses chances de percer et d'être retenu. Les employeurs veulent faire le meilleur choix et ils ne sont pas forcément aussi sereins qu'ils veulent le laisser croire. Par conséquent, " Foncez " et " Montrez vos motivations " : il est nécessaire de bien préparer la rencontre, d'exposer un projet professionnel clair et de " se positionner comme quelqu'un qui offre ses services et non comme un demandeur d'emploi ". Les nouveaux professionnels suggèrent de ne pas se laisser impressionner par les reproches des entreprises en matière d'inexpérience : " Ne disons jamais je ne sais pas faire, disons j'apprendrai ". Il est indispensable de compenser cet handicap par un intérêt accru pour les missions et pour le groupe lui-même. Les répondants notent aussi leur méconnaissance des prétentions salariales : c'est pourquoi certains ont accepté des revenus sans aucune négociation et se sont rendus compte par la suite qu'ils auraient pu exiger un peu plus : " Ne pas se vendre au rabais ". Il est donc conseillé de se renseigner durant sa recherche pour éviter tout écueil de ce genre.
Le
débutant type est une fille exerçant surtout des fonctions
de documentaliste généraliste dans le secteur privé
à un poste d'employé, en Région parisienne dans un
service de taille limitée à temps plein avec pour commencer
un contrat à durée déterminée pour une rémunération
annuelle brute comprise entre 120-140 KF. Les revenus ne suivent pas l'élévation
des exigences. Actuellement les jeunes récemment sortis du système
éducatif profitent de l'embellie économique et des nouveaux
besoins apparus chez les chefs d'entreprise. Les bac+4 accèdent
plus rapidement que les DESS à leur première place mais
ils sont légèrement moins bien payés, occupent des
postes plus précaires avec davantage de CDD et d'employés.
Quelques années plus tard, l'expérience leur permet de combler
ces écarts. Les bac+5 remplissent des fonctions plus spécialisées.
La faiblesse de ses nuances pose la question de savoir si poursuivre jusqu'à
un troisième cycle se justifie. La réponse dépend
du projet professionnel et des ambitions de chacun. Par ailleurs, le niveau
requis par les recruteurs s'élevant sans cesse, posséder
un DESS ne peut pas nuire et permettra d'être à égalité
avec les futures générations qui ne manqueront pas d'obtenir
cette année supplémentaire. Dans l'ensemble, les jeunes
diplômés s'avèrent satisfaits et leur devenir n'est
pas homogène.
Toutes les conclusions de ce mémoire à titre indicatif. Mon travail devra être approfondi : aujourd'hui les répondants n'ont sans doute pas encore assez de recul par rapport à leur insertion récente. Il serait donc intéressant de les interroger à nouveau dans quelques années afin de confirmer ou d'infirmer les orientations et tendances remarquées. Les différentes sections documentaires devraient allier leurs efforts et se mettre d'accord sur l'élaboration d'un questionnaire unique diffusé aux anciens élèves sur un laps de temps déterminé. Les résultats concerneraient l'ensemble des débutants et rendraient possible une comparaison à l'échelle nationale plus proche de la réalité. |
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| à voir également : les ANNEXES | |||||||||||||||||||